Novembre 2010

Wikileaks:

Les grandes oreilles

Ce que révèle Wikileaks est saisissant, à peine croyable. À vrai dire, ce qui y est dit, je le pensais moi-même. Enfin ! Je le pressentais. Je me fiais à mes sens. En lisant les journaux, en regardant les informations, je voyais bien que quelque chose était étrange, incongrue même. Bien évidemment, étant un citoyen de base, français de surcroît, je me disait que mon esprit revêche me faisait voir le monde en noir. Et bien non ! Je que je ressentais, des personnes les mieux informées du moment avaient la même vision que moi du monde. Mais entre ce que peut penser et exprimer un citoyen lambda, et de hauts fonctionnaires d‘état, il y aurait dû y avoir la forme et le vocabulaire adapté; et bien non ! Ils parlent tous comme mon concierge du 22.

Comment imaginer des personnes installées à de hautes responsabilités, issues des plus hautes écoles, avoir un langage aussi châtié, surtout de la part de diplomates chargés de faire régner de bonnes relations entre les peuples. Quand un politique est brocardé par un média ou par un humoriste, cela passe, mais quand cela vient de diplomates de pays’’ amis’’, la pilule est dure à avaler.

C’est le premier point. Mais le pire, c’est que j’ai l’impression que les gouvernements des pays du monde sont manipulés afin de rentrer dans d’autres conflits armés. Je crois que l’on est en train de nous préparer à accepter l’idée d’une nouvelle guerre. Les pays se rapprochent et se choisissent un camp. Enfin, le climat général est pesant et malsain, et pour une fois, j’aimerais tant me tromper.

 

Pour finir, ce que je trouve le plus curieux, c’est qu’un simple militaire de base avait accès à toutes ces données, qu’aucune n’était cryptée ni codée. Il pouvait même les enregistrées sur un banal CD, des données provenant du monde entier. On parle bien là des États-Unis d’Amérique, la plus grande force armée du monde. J’espère qu’en France, nos militaires sont plus rigoureux.

 

L'effet domino

La crise irlandaise est en train de contaminer la zone euro. L’agence de notation Standard & Poor's a dégradé la note de l'Irlande de 2 crans. Les deux notes sont en outre placées sous surveillance avec implication "négative".

Cette décision était attendue. Moody’s, agence de notation, avait indiqué le 22 novembre qu’elle envisageait de prendre une décision identique. Les investisseurs ont déjà intégré la dégradation de la note de la dette irlandaise dans leurs comportements. Les termes du débat sont connus. L'Irlande dispose d'une crédibilité importante et a, par le passé, démontré sa capacité à ajuster ses finances publiques et son économie. Mais le problème pour les investisseurs est de savoir si tout a été découvert dans les bilans des banques irlandaises. Cela est loin d’être sûr. N'oublions pas que cet été, elles avaient soi disant passé les stress tests "haut la main" (les agences de notations n'avait rien trouvé à redire à l'époque). Le gouvernement irlandais va proposer dans les prochaines heures son plan de rigueur pour satisfaire l’Europe et le FMI. Entre autres mesures annoncées, baisser d’un euro le SMIC horaire. Je ne sais pas quelle sera la réaction des irlandais de base. Aujourd’hui, Mercredi 24 Novembre, c’est la grève générale au Portugal pour protester contre le plan d’austérité présentée par leur gouvernement. En Angleterre, le plan d’austérité est bien passé au contraire, enfin pour l’instant.

L'intervention européenne en faveur de Dublin n'a pas calmé les marchés, les places boursières ont décroché hier, les investisseurs s'inquiètent d'une contagion au Portugal voire à l'Espagne.

La zone euro est dans une situation extrêmement préoccupante, c'est la chancelière allemande Angela Merkel qui l'a affirmé solennellement hier. Son ministre des Finances a ajouté que c'est l'avenir de la monnaie européenne qui est en jeu. Alors que l'Irlande se débat pour faire adopter un budget d'austérité qui doit la sortir du rouge, l'Europe et le FMI finalisent une aide de quelques 85 milliards d'euros pour aider Dublin à remettre ses banques à flot et ses finances publiques à un niveau acceptable. Mais tout cela ne rassure pas les marchés : ils se demandent si cela suffira à remettre l'économie irlandaise sur de bonnes bases. D'autant que l'Irlande arrive après la Grèce et que d'autres pays de la zone euro tirent la langue. L’union européenne souhaiterait également que l’Irlande augmente les taxes des entreprises. Mais l’Irlande s’y refuse, cela aurait pour effet le départ des entreprises vers l’étranger, et donc un accroissement du chômage.

En Grèce, l’aide de l’Europe et du FMI n’a pas sorti le pays du marasme, et les agences de notation pensent que l’état de son économie va continuer à empirer. La Grèce envisage même de redemander un autre prêt.

Sans être défaitiste, je ne vois pas très bien comment tout cela finira. Je pensais que la crise des banques était une histoire terminée, à moins que le pire ne soit devant nous.

Alconick le korrigan

 

 

 

 Mr Chéri Bibi est une personne comme toutes les autres. Il a des enfants, des femmes, et il travaille toute la semaine, et parfois même le week-end. Il travaille dans les affaires, rien de bien passionnant en soi. Il achète et il vend toutes sortes d’articles, dont il perçoit un pourcentage au passage. Tout cela est légal, il suit la voie que les députés de la loi lui ont tracée devant lui. D’ailleurs, il ne fait qu’appliquer tous ce que ses pairs lui ont appris. Mais quand tombe la nuit, Chéri Bibi se métamorphose en redresseur de droit. Il ne supporte plus de suivre cette voie rectiligne de la légalité partiale. Il habite à Gotham Nanterre Neuilly City. Cette ville paisible est menacée par la pauvreté que les pauvres alentour irradient. Bibi FriCopains aura beaucoup de mal à lutter contre ce fléau. D’autant plus qu’il devra lutter contre un empêcheur de battre le lait en beurre et en baratte: le juge solitaire des causes perdues, classées, prescrites fermées pour vices de formes et de procédures, qui se nomme Bad Luke la main froide. Il a la réputation de dégainer plus vite que son ombre et de ne jamais lâcher ses dossiers. Seul les voies légales de l’état souverain pourraient dessaisir ce trouble fête de tous ses pouvoirs, mais Bibi FriCopains craignant que cela ne soit pas assez rapide pour ce justicier zélé, décide d’agir en personne. Comment cela se finira t-il ? Comme d’habitude, Bibi FriCopains l’emportera à la fin. 

 

 

Image Blender en trois D.

 

 Chéri Bibi FriCopains surveille Nanterre du coin de ses yeux bioniques

Traduction du texte

( Un criminel français pourrait jouer un rôle-clé dans la défense du Royaume-Uni ).

L'édition britannique du quotidien gratuit Métro ne prend pas de gants, et se fait l'écho de l'émotion suscitée par la nomination d'Alain Juppé au poste de ministre de la Défense, à l'occasion du remaniement gouvernemental le 14 novembre.

Le député conservateur Patrick Mercer, colonel de l'armée britannique, s'est dit "choqué" par le choix d'Alain Juppé, rapporte le quotidien.

Selon l'accord franco-britannique de défense signé le mois dernier, une partie des troupes britanniques, dont les paras et les SAS, pourrait être placée sous commandement français, et donc sous l'autorité du ministère de la Défense.

L'accord prévoit de créer une force expéditionnaire commune de 3500 à 5000 hommes et de mutualiser porte-avions et laboratoires nucléaires.

Le colonel voit désormais la coopération britannique avec les Français d'un tout autre œil. "C'est peu encourageant", estime-t-il.

Le tabloïd Daily Mail évoque lui aussi la nomination d"un criminel condamné" au poste de ministre de la Défense.

(Bérénice Rocfort-Giovanni - Nouvelobs.com)

(Alconick : « La traduction peut paraître violente voire outrancière. Il est vrai que Mr Juppé a été condamné par la justice française Le 30 janvier 2004 »)

Il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Le tribunal juge notamment que :

« Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux. Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain

L’appel interjeté par Alain Juppé, immédiatement après sa condamnation, a pour effet de suspendre l’application de cette décision jusqu’à l’arrêt de la cour d'appel. Le 1er décembre 2004, celle-ci réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

La cour d'appel formule quant à elle que :

« Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement.

Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés.

Toutefois, M. Juppé s’est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l’ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire. »

Il démissionnera le lendemain de son dernier mandat, celui de maire de Bordeaux.

Cette affaire a été définitivement réglée par le remboursement du préjudice par l’UMP d’une part, et par Mr Jacques Chirac d’autre part. À moins qu’un juge ne décide de convoquer Mr Jacques Chirac devant un tribunal pour les mêmes faits. On pourrait aussi évoquer ici cette autre affaire: Appartement de Laurent Juppé :

En juin 1995, Le Canard enchaîné publie un document interne de la Ville de Paris, signé de la main d’Alain Juppé, donnant ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement, rue Jacob. Cet appartement est la propriété de la Ville de Paris. Il est locataire, et cela à un prix défiant toute concurrence d’un appartement de 189 m² dans la même rue, où sont réalisés des travaux pour plusieurs millions de francs aux frais des contribuables. Une plainte pour « prise illégale d’intérêts » est déposée par l’Association des contribuables parisiens créée ad hoc par Arnaud Montebourg, à l’époque jeune avocat adhérent du parti socialiste.

Une information judiciaire est ouverte par le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, qui a considéré que le délit de « prise illégale d'intérêts » était établi. Il annonce cependant son intention de classer le dossier si Alain Juppé quitte son appartement. Le procureur général de la cour d'appel de Paris, Jean-François Burgelin, publie alors un communiqué, approuvé par le ministère de la Justice, affirmant que l’infraction n’était pas constituée et qu’elle était de toute façon prescrite. Cependant, la décision de classement imposa à Alain Juppé de déménager. Le 28 août 1995, le Garde des Sceaux Jacques Toubon ordonna à Bruno Cotte de quitter le parquet de Paris.

Bon! Cela n’est pas très éthique mais cela ne justifie pas le terme de criminel

Lors de la deuxième cohabitation, du 30 mars 1993 au 18 mai 1995, Il est ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d’Édouard Balladur. Il se fait notamment l'avocat, avec le président de la République François Mitterrand, d'une opération militaire au Rwanda, alors en plein génocide. Le résultat ne fut pas des plus glorieux.

G20

Le j’ai vain

La guerre monétaire

À quelques heures du dîner officiel d'ouverture du sommet du G20, on peut s’interroger sur ce qui va s’y passer. Quand je vois tous les égards que notre président porte à son homologue chinois, je n’ai nul doute que les intérêts français seront défendus becs et ongles.

Mr Berlusconi relatera certainement ces dernières soirées festives: bunga bunga.. Mr David Cameron se félicitera sur ses réformes : donner un emploi d’intérêt général aux chômeurs, comme pour les petits délinquants, de tripler les frais d’inscriptions a université etc. les chinois apprécieront certainement le bon sens de cette politique. Mr Obama tentera d’oublier sa défaite électorale, sa crise économique, et ses nouveaux billets verts. Mr Sarkozy parlera de son nouvel avion particulier. Mme Merkel se félicitera de ses prévisions économiques allemande.

Les américains vont faire tourner la planche à billets verts. L’Euro va augmenter. Je me demande si le gaz et le pétrole vont baisser. Ces deux matières premières sont indexées sur le prix du pétrole.

Faut pas rêver, surtout pas en début d’hiver, peut être au printemps une semaine ou deux avant de repartir à la hausse.

La chine maintiendra sa monnaie sous-évaluée. Faut-il partir là bas pour trouver du travail ? En France, le prix du travail n’est plus compétitif. Tout ferme

Je ne sais pas vous, mais moi, contrairement à Mme Lagarde, je ne vois pas le bout du tunnel. Surtout pas avec les gouvernements que l’on a.

Alconick le korrigan

 

 

Borloo craque

Le président chinois accueillit en France comme un roi. Après la vite du président kazakhe, et du président libyen. La France est fidèle à sa ligne de conduite. Dis moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es.

Demain, la France acheta ses TGV à la chine, ses avions à la Chine, et son énergie à la chine.

Aujourd’hui la France a signé pour 16 milliards de contrats, je ne sais pas si la base militaire française, vendue aux chinois, fait partie du prix. Une base militaire transformée en usine, j’imagine tout de suite l’ambiance.

Je ne sais pas non plus si dans les 16 milliards, les rétro- commissions sont comptées, ou s’il faut les rajouter.

Le président chinois est heureux de constater que la France évolue. Bientôt, les travailleurs français seront aux mêmes régimes sociaux qu’en Chine. Vive le progrès, et vive l’avenir

Après la Grèce, aujourd’hui la France, demain ! À qui le tour ?

Alconick le korrigan

Je me demande s’il est judicieux de transférer toute notre technologie à la Chine. Déjà, nous consommons chinois. Nous ne fabriquons pratiquement plus rien en France. Nous leur avons vendu le TCV, avec le mode de fabrication, plus le transfert de technologie. Résultat, aujourd’hui, c’est la Chine qui fabrique et qui vend des TGV dans le monde entier. Bien sûr, à court terme, tous ceux qui travailleront avec la Chine gagneront beaucoup d’argent. Tous ceux? Ce n’est ni vous ni moi, ça, je peux vous l‘assurer. En revanche, les nouvelles générations devrons apprendrant à ce satisfaire du bon vouloir et des produits chinois. Fini la qualité, vive la consommation à outrance et vive la médiocrité

Ce n’est que mon sentiment

Alconick le korrigan

Quand je vois le salaire des sportifs: la tête me tourne. Je n’arrive même pas à m’imaginer ce que cela pourrait représenter concrètement. Quand je pense que quand j’étais jeune, les joueurs venaient avec leurs propre chaussures, qu‘ils avaient achetées au magasin du coin. Ils touchaient des salaires décents mais sans plus. Le paradoxe, c’est que ce sont les ouvriers, les employés, les salariés smicards qui financent le monde du football. Apparemment, ils sont heureux de voir de jeunes footballeurs gagner en quelques années, ce qu’eux, ainsi que toute leur famille, et cela sur plusieurs générations, ne gagneront jamais. Comme quoi, tout est relatif. Les patrons devraient pouvoir offrir une petite baballe à leurs employés, et cela pour apaiser les conflits sociaux. Les célibataires devraient pouvoir se pacser avec une petite baballe, cela stimulerait leur libido. Les gouvernements successifs devraient pouvoir se présenter aux électeurs en culotte courte, une petite baballe à la main, pour aussitôt les séduire. Les bistros du cœurs devraient pouvoir donner, quand ils n’ont plus de quoi manger, des petites baballes à la place. Ah ! Donnez des jeux du cirque à la population, c’est-ce qu’elle aspire le plus.

Démocratie….quand tu nous tiens

J’ai du mal à comprendre le fonctionnement du système démocratique.

Au Brésil, apparemment, et selon les sondages, le président Lula da Silva aurait été réélu s’il avait pu se représenter. Mais conformément à la constitution brésilienne, on ne peut pas se représenter pour un troisième mandat. Sans être un éminent spécialiste économique, je crois savoir qu’il a influé à son pays un fort dynamisme économique. Cela, autant pour les plus pauvres que pour les classes moyennes, ainsi que les classes aisées. Tout le monde peut se réjouir de sa politique. Le Brésil fait à présent parti des pays les plus dynamiques. Alors ! Je me demande pourquoi changer quelque chose qui marche, et qui a fait ses preuves, par une politique dirigée par une nouvelle présidente dont on ne sait pas si elle aura le même charisme et les mêmes réussites.

Aux États-Unis, c’est une autre affaire. Il y avait un président assez particulier. Je ne parlerai pas de ses bons mots, mais de sa politique. Il a déclenché deux guerres dont une en Irak sous de fallacieux prétextes. Sans parler de la personnalité et de la politique de l’ancien président iraquien: Saddam Hussein. Je voudrais rappeler qu’à une certaine époque, Saddam Hussein était l’allier des américains dans la guerre contre l’Iran. De la même manière, l’ancien président iraquien était une personne respectable pour les européens. Bush a donc mené une politique exécrable aux États-Unis. Toute son attention était tournée vers le moyen orient délaissant de ce fait les affaires économiques de son pays. Une crise économique sans commune mesure, favorisée par une crise bancaire, est tombée sur le pays comme un jeu de dominos. Des milliers d’américains se sont retrouvés à la rue, et sans boulot. À la fin de son mandat, les américains ont rejeté en masse sa politique, je les comprends. Un démocrate a été élu pour redresser le pays. Il avait devant lui un véritable champ de bataille en ruine. La tache était ardue voire miraculeuse à réaliser. Je pense que les républicains ont été heureux de se débarrasser de ce lourd fardeau. Aujourd’hui, à mi mandat, les américains sont invités à voter. On aurait pu penser que les électeurs américains entérinent leur premier vote, afin de donner au gouvernement le pouvoir de concrétiser ses projets. Et bien non ! En pleine crise économique, en pleine tempête, on va avoir un capitaine qui se verra entraver dans ses décisions par la volonté des républicains. Il va devoir composer, et accepter des compromis. Je me demande pourquoi les électeurs sont si versatiles. Ils ne réalisent pas qu’en changeant en permanence de politique, ils mettent à mal leur économie et leur avenir, mais aussi, ils mettent en péril l‘économie européenne.

C’est un peu comme en France, un coup on vote à droite, un coup on vote à gauche, et à chaque fois, les gouvernements successifs désignent leurs prédécesseurs comme seuls responsables de tous les maux. Résultat, les problèmes ne sont jamais réglés. Ils, restent aux fonds des tiroirs pour les gouvernements ultérieurs.

Démocratie, es-tu vraiment notre amie ? Je me demande pourquoi les peuples changent aussi souvent de gouvernement et de politique, virant parfois jusqu’à cent quatre vingt degrés. Ce système serait fantastique s’il était bien utilisé et compris de tous.

Ce n’est que mon avis

Alconick le korrigan

Vieille légende Armoricaine

Jan était forgeron de son état. Toute la journée auprès de sa forge lui asséchait la gorge. Alors, il ne s’éloignait jamais de sa gourde. Il frappait sur l’enclume de toute sa hargne, et parfois aussi sur de pauvres hères dont la tête le dérangeait. Il n’était pas vraiment méchant mais avait le vin mauvais.

Jan avait fort mauvais caractère. Peut être était-ce dû à sa jambe difforme qui le faisait boiter, et dont-il souffrait. Jan ne sentait pas très bon, peut être parce qu’il ne se lavait jamais.

Jan vivait seul, car il pensait qu’une femme dépenserait tous ses sous.

Jan n’était pas avare quand il s’agissait de payer à boire. Bien qu’il préféra qu’un client lui laisse pourboire.

Jan n’avait pas d’ami, pourtant, ce n’était pas un mauvais bougre, mais seulement dans ses bons jours.

Jan n’allait jamais à la chapelle. Son dieu était celui du feu et la forge.

Un soir à la taverne ou la cervoise coulait à flot, il rencontra le diable. Celui-ci lui proposa une meilleure vie en échange de son âme. Jan, tout ce qu’il voulait, était qu’on lui paye à boire. Pour un verre offert, l’affaire se fit sur le dessus du comptoir. Mais Jan avait trop bu, et se vit refuser d’être servi. Le tavernier connaissait bien Jan, et avait peur pour son mobilier. Le diable laissait donc sur le comptoir une pièce pour le lendemain. Le diable n’était pas à une journée près.

Jan rentra donc ce soir là chez lui. Le lendemain matin, il avait tout oublié, le tavernier aussi. Il avait placé la pièce du diable dans sa bourse, avec sa recette de la soirée. Jan n’était pas à un verre près.

Le diable vint voir Jan dans sa forge, et réclamait sa part du contrat.

Jan ne reconnaissait pas son ami de comptoir. Mais si celui-ci voulait lui payer à boire, il n’y voyait aucun obstacle. Une pièce pour quelque chose qui n’existait pas lui paraissait un bon marché. Mais il ne se souvenait pas avoir eu à boire pour cela.

Le diable compris tout de suite la tromperie. La semaine suivante, on enterrait le tavernier, mort empoisonné.

Le diable revint voir Jan un matin à jeun. Il déposait une bourse pleine de pièces d’argent sur son enclume. Jan voulait bien lui vendre son âme, une fois mort, il n’en aurait plus utilité. Le diable était dubitatif, c’est vrai, payer pour ce qu’il obtiendrait de toute façon, vu la mauvaise mentalité de cet ignare, était gâché. Le diable lui dit qu’il viendrait le chercher quand il aurait dépensé sa dernière pièce, il connaissait son métier. Vu sa passion pour la boisson cela ne prendrait guère de temps.

Mais Jan était réglé comme une fontaine, son travail suffisait à satisfaire sa soif, et le nouveau tavernier connaissait sa clientèle, et fermait le robinet quand Jan était repu de cervoise.

Jan était près de ses sous, et avait enterré sa bourse au pied du vieux chêne, qui servait dans les bons jours, de gibet. Personne n’y viendrait creuser.

Quelques années passèrent avant que la foudre ne foudroie l’arbre. Telle ne fut pas l’heureuse surprise des bûcherons qui vinrent arracher la souche.

Le diable s’impatientait, enfin ! La patience avait ses limites. Puis, il vit revenir une à une toutes les pièces qu’il avait données à jan. Quand il reçu la dernière, il retourna voir Jan. Mais il fut surpris de trouver la forge fermée. Il interrogeait les passants qu’il croissait. Mais les passants le reconnaissaient et lui faisaient le signe de croix. Le diable reculait en se cachant le visage.

Sur son chemin, une procession funéraire coupait sa route. On inhumait quatre bûcherons qui s’étaient mystérieusement entretués. Le diable pensait qu’il n’était pas venu pour rien. Mais où donc était Jan ? Il partit se renseigner auprès de l’Ankou. Celui-ci avait été le dernier mort de l’année passée. « Jan ! Te malheur. Il est mort y’a vieux, mais point passé par la chapelle. Enterré sous quelques poignées de terre dans un vague champ comme bête. Mais point n’a trouver de repos. Quand réveillé, s’est levé. Depuis ! Chemine à travers tout le pays. Il est venu ici récupérer l’âme de la forge. Il l’a placé au fond de sa gourde, et s’en sert comme lanterne. Quand mort l‘emporta, il était ivre et le restera. Pauvre Jan ! Tapé à la porte du très haut, mais à l’entrée refusée. Tapé à la porte de l’autre, entrée refusée. Argent donné, pas dépensé. Pas dépensé, pas droit d’entrer. Alors ! Condamné à errer ici bas jusqu’au dernier jour des temps, le pauvre. Parfois ! Il lui arrive de passer sa colère sur quelques hères perdus à la tombée du soir. Cela fait plus de travail pour moi ! Enfin ! Qué sort pour nous deux. Mais moi, l’année passée, serait logé. »

Le diable réfléchissait, finalement, si cette incongruité pouvait le servir, il aurait fait là un bon placement.

Depuis, Jan erre sans cesse. Son mauvais caractère ne cesse de se dégrader, amplifié par son ébriété entretenu.

Si jamais vous voyez une étrange lumière balancée devant vous, si vous croisez son chemin, à la brune: Fuyez ! L’Ankou n’est jamais loin de Jan. Même les korrigans ont peur de son regard de cendres ardentes, voyez du peu.

 

 

 

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