similtudes et ressemblances

 

Similitude entre la Bible et d'autres textes de Mésopotamie

                                                     Sargon et Moîse

Sargon d’Akkad
, forme francisée de l’akkadien Šarru-kîn (qu’on traduit généralement par « roi légitime »), fut le souverain fondateur de l’
empire d’Akkad, plutôt appelé aujourd’hui « empire d’Agadê »[, en unifiant par la force les principales cités mésopotamiennes sous son autorité.

La vie de Moïse  décrite dans la Bible se découpe en trois parties de quarante ans :
« Sauveur des eaux », puis adopté par Bithiah, la fille de Pharaon, il découvre la misère de son peuple d’origine et tue un contremaître égyptien qui battait un Hébreu. Il n’a d’autre choix que de s’enfuir dans le désert.
Moïse prête main-forte aux filles du prêtre de Madian, Jéthro (ou Yitro). Il se marie avec l’une d’elles, Tsippora (Séphora), et mène une vie de berger, « faisant paître ses moutons loin dans le désert ».
À l'âge de 80 ans, Dieu se révèle à lui et lui dévoile sa mission : « L’ange de l’Éternel lui apparut au milieu d’un buisson alors qu’il faisait paître les moutons de son beau-père. » Il conduit alors les « Enfants d’Israël » hors d’Égypte, jusqu’à la « Terre promise », le pays de Canaan, sur le seuil duquel il meurt, à 120 ans, selon la tradition, le 7 adar de l’an 2488 de la Création du Monde (1272 avant l’ère chrétienne).



                                 



  Ur-Zababa, petit-fils de Kubaba (l’une des très rares femmes à avoir régné en Mésopotamie), régnait comme ensi à Kiš lorsqu’il fut détrôné, vers 2270 av. J.-C., par un obscur personnage qui se fit appeler « Roi légitime » sans doute pour faire oublier qu’il n’était a priori qu’un usurpateur. Un texte du VIIe siècle av. J.-C. — donc postérieur de seize siècles à ces événements, mais contemporain de la rédaction des plus anciens fragments de la Bible — relate ainsi son accession au pouvoir :

« Ma mère était grande prêtresse. Mon père, je ne le connais pas. Les frères de mon père campent dans la montagne. Ma ville natale est Azupiranu [« ville du safran » ?], sur les bords de l’Euphrate. Ma mère, la grande prêtresse, me conçut et m’enfanta en secret. Elle me déposa dans une corbeille de roseaux, dont elle scella l’ouverture avec du bitume. Elle me lança sur le fleuve sans que je puisse m’échapper. Le fleuve me porta ; il m’emporta jusque chez Aqqi, le puiseur d’eau. Aqqi le puiseur d’eau me retira [du fleuve] en plongeant son seau. Aqqi le puiseur d’eau m’adopta comme son fils et m’éleva. Aqqi le puiseur d’eau m’enseigna son métier de jardinier. Alors que j’étais jardinier, la déesse Ištar se prit d’amour pour moi et ainsi j’ai exercé la royauté pendant cinquante-six ans. »
Ce récit inspira clairement celui de la naissance de Moïse, rédigé par des prêtres judéens qui étaient précisément en exil à Babylone lorsque cette histoire édifiante faisait florès, des rives du Tigre, en Iraq, à celles du Tibre, en Italie (voir à ce sujet : Romulus et Rémus dans le mythe de la fondation de Rome).

   De source un peu plus sûre, on sait que Sargon d’Agadê/Akkad était effectivement d’origine simple. Il serait devenu serviteur d’Ur-Zababa et parvenu au rang de grand échanson ("GAL.GEŠTIN" en sumérien). Cette position stratégique lui donnait accès au culte des dieux à travers l’offrande rituelle des boissons. La tradition rapporte qu’Enlil aurait été offensé par le souhait d’Ur-Zababa de modifier ce rituel et Sargon aurait alors comploté pour le renverser ; Ištar étant la déesse poliade de Kiš, c’était renouer avec elle que rétablir les offrandes rituelles dans leur tradition immuable. C’est sans doute à la suite d’intrigues politico-religieuses de ce genre que Sargon devint ensi à la place de l’ensi, vers 2270 av. J.-C. selon la chronologie courte. Il marcha sur Uruk, qu’il conquit et dont il démolit les remparts, puis se retourna contre Lugalzagesi, qu’il vainquit et emmena dans un carcan pour être exposé garrotté à la porte de l’"é-kur" (littéralement : « maison-montagne/étranger »), le temple d’Enlil à Nippur. Sargon s’empara ensuite d’Ur, de Lagaš et d’Umma. A Eninkimar, port de Lagaš, il « lava ses armes dans la mer » pour marquer son pouvoir sur tout le pays de Sumer, du nord au sud : c’était la fin de la période du Dynastique ancien et le début de la période d’Akkad/Agadê.


                                                    Hammurabi et Moïse  
                                                   

                                
                        le code de lois d'Hammurabi & les tables de la loi de Moïse

  Hammurabi, parfois également transcrit Hammourabi, Hammu-rapi ou Khammurabi, est le sixième roi de Babylone. Il a régné de 1792 av. J.-C., jusqu’à sa mort, vers 1750 av. J.-C. Son règne est l’un des plus longs de l’antiquité du Proche-Orient et l'un des plus prestigieux par l'ampleur de son oeuvre politique et législative.
Il a achevé la conquête de Sumer et d’Akkad, ainsi que supprimé la dernière dynastie sumérienne des Isin. Il a été le premier roi de l’Empire babylonien et a été le premier à assurer l’hégémonie de Babylone sur la Mésopotamie.


Hammurabi est probablement le plus connu des rois de Babylone par la promulgation du Code d’Hammurabi. Ces lois étaient gravées sur des stèles, placées sur les places publiques, de façon à être connues de tous, du moins ceux qui savaient lire. Ces stèles ont été retirées et emmenées vers la capitale élamite de Suse, où elles ont été redécouvertes en 1901. De nombreux manuels scolaires présentent la stèle en diorite découverte à Suse comme celle du roi Hammourabi. Cette stèle qu’on estime dater de 2025 à 1594 avant Jésus-Christ se trouve au Musée du Louvre.

 

 

                                                        Gilgamesh & noé  

  Gilgamesh (Bilgamesh dans les textes sumériens anciens) est un personnage héroïque de la Mésopotamie antique, roi de la cité d'Uruk où il aurait régné vers 2700 av. J.-C., ainsi qu'un dieu des Enfers dans la mythologie mésopotamienne. Il est le personnage principal de plusieurs récits épiques, dont le plus célèbre est l'Épopée de Gilgamesh, qui a rencontré un grand succès durant la Haute Antiquité.

  Plusieurs récits épiques rédigés en sumérien vers la fin du IIIe millénaire racontent les exploits de Gilgamesh en tant que héros, qui est la forme la plus courante sous laquelle il est attesté dans les textes:
Gilgamesh et Agga raconte l'affrontement du roi d'Uruk avec Agga, roi de la cité voisine de Kish.
Deux récits de combats, dits Gilgamesh et le Taureau céleste et Gilgamesh et Huwawa qui opposent le héros, aidé de son ami Enkidu, à des monstres : le taureau envoyé par la déesse Inanna ou le terrible géant Huwawa (Humbaba), gardien de la Forêt des cèdres, épisodes repris plus tard dans l'Épopée.
La mort de Gilgamesh est un récit mal conservé de l'agonie du héros, auquel les dieux confèrent le rôle de juge des morts. Ces deux pièces n'ont pas été intégrées aux versions akkadiennes des exploits de Gilgamesh.
Dans Gilgamesh, Enkidu et les Enfers, Enkidu descend aux Enfers pour y chercher les insignes de royauté donnés par Inanna à Gilgamesh, que celui-ci y a laissé tomber ; Enkidu est alors retenu aux Enfers, mais son esprit revient raconter à Gilgamesh ce qui se passe dans le monde des morts.
   Le début du IIe millénaire av. J.-C. voit le début de la rédaction de récits en akkadien mettant en scène Gilgamesh, qui aboutissent finalement dans l'élaboration d'un seul récit massif, appelé Épopée de Gilgamesh par ses traducteurs contemporains. Elle rencontre un très grand succès dans tout le Proche-Orient ancien : des versions sont retrouvées jusqu'à Megiddo au Levant, Tell el-Amarna en Égypte, et Hattusha en Anatolie centrale. Sur ce dernier site, on a même retrouvé des fragments de traduction de l'œuvre en hittite et en hourrite. La version la plus complète est celle retrouvée à Ninive, appelée parfois « version standard » Elle se compose de douze tablettes, et est notre meilleure source pour connaître le déroulement du texte.

   L'Épopée se divise en deux parties principales. Le début présente Gilgamesh, roi tyrannique d'Uruk. Pour faire cesser ses excès, les dieux créent Enkidu, un être capable de le combattre. L'affrontement qui a finalement lieu entre les deux ne voit aucun vainqueur, et au contraire les deux deviennent des camarades. Ils accomplissent ensuite deux grands combats, repris des anciens mythes sumériens : ils défont le géant Humbaba dans la Forêt de cèdres, puis le Taureau Céleste envoyé par le dieu Anu à la demande de sa fille Ishtar que Gilgamesh avait éconduit brutalement. En représailles, les dieux provoquent la mort d'Enkidu. C'est le tournant de l'œuvre. Mortifié par le décès de son ami, Gilgamesh décide de partir pour trouver un moyen d'éviter la mort. Cela l'amène sur l'île où vit Ut-napishtim , survivant du Déluge, qui lui apprend qu'il ne pourra jamais obtenir la vie éternelle. Gilgamesh rentre alors à Uruk, cherchant à mener une vie heureuse jusqu'à sa mort.

 Les autres sources 
Plusieurs autres sources sumériennes et akkadiennes fournissent des informations sur Gilgamesh, parfois en tant que divinité des Enfers et pas seulement en tant que personnage héroïque  :

 D'après la Liste royale sumérienne , Gilgamesh est le cinquième roi de la première dynastie d'Uruk, présenté comme le fils d'un démon-lilū, seigneur de Kullab (un village qui devient un des deux quartiers principaux d'Uruk), qui aurait régné 126 années.
Un hymne du roi Shulgi de la Troisième dynastie d'Ur (2094-2047 av. J.-C.) mentionne les exploits de Gilgamesh  Il évoque notamment les combats de Gilgamesh contre la cité rivale de Kish, dont il défait le souverain Enmebaragesi.
Plusieurs tablettes retrouvées sur des sites de la période archaïque (Fara, Girsu) et de la Troisième dynastie d'Ur mentionnent Gilgamesh comme étant un dieu recevant des offrandes .
D'après la Chronique de Tummal, un texte racontant la reconstruction d'un temple d'Enlil à Nippur, Gilgamesh et son fils Ur-lugal feraient partie des anciens rois ayant fait restaurer cet édifice .
Une prière akkadienne est dédiée à Gilgamesh en tant que divinité infernale .
La Ballade des héros des temps jadis, une prière datant de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C., mentionne Gilgamesh ainsi qu'Enkidu et Humbaba parmi une liste d'illustres personnages héroïques de la Mésopotamie .
Gilgamesh apparaît dans des listes de présages et des incantations du IIe et du Ier millénaire .
Une « Lettre de Gilgamesh » datant du VIIe siècle av. J.-C. a été exhumée à Sultantepe : il s'agit peut-être de l'œuvre d'un scribe se mettant dans la peau du héros, au ton légèrement humoristique . Gilgamesh demande à un autre roi de lui envoyer des pierres précieuses pour faire réaliser une statue d'Enkidu après la mort de ce dernier, allusion à un passage de l'Épopée.
Des passages de l'Épopée de Gilgamesh font probablement l'objet de représentations iconographiques, mais en l'absence d'inscriptions, il est difficile de savoir avec certitude si c'est bien ce héros qui est représenté . On a longtemps pensé que le héros nu aux longs cheveux représenté souvent sur des sceaux-cylindres et accompagné d'un homme-taureau représentait Gilgamesh accompagné d'Enkidu, mais il s'est avéré qu'il s'agissait probablement de la divinité protectrice Lahmu. Seuls quelques plaques d'argile voire quelques sceaux-cylindres pourraient représenter des passages de combats de l'Épopée, à savoir ceux contre Humbaba et contre le Taureau Céleste.
Une œuvre grecque de l'époque romaine mentionne le héros : il s'agit du De natura animarum d'Élien le sophiste (début IIIe siècle) . Un passage de l'œuvre (XII, 21) parle du roi Seuchoros de Babylone, auquel il est fait le présage que sa sœur enfantera un garçon qui le détrônera. Il décide donc de l'enfermer dans une tour, où elle accouche d'un fils, nommé Gilgamos, que des gardes précipitent du haut de l'édifice pour le tuer. Mais un aigle le rattrape, et le confie à un jardinier qui l'élève, ce qui permet à la prophétie de s'accomplir, Gilgamos devenant roi de Babylone. Ce mythe semble faire référence à une légende relative à la naissance de Sargon d'Akkad.


Uta-Napishtim est un personnage de l'épopée de Gilgamesh. Il y raconte comment il a été sauvé d'un déluge provoqué par la colère des dieux mésopotamiens, et pourquoi ces dieux lui ont fait don de l'immortalité.
Dans la version babylonienne du déluge (le poème du Supersage), il est connu sous le nom d'Atrahasis et Ziusudra dans la version sumérienne.
Son histoire, très semblable au déluge biblique, le fait associer à Noé.


  Atrahasis (de l'akkadien ḫaṭṭu ḫasīsu "sceptre de l'ingéniosité") est un personnage de la mythologie mésopotamienne. Il a survécu au déluge et obtenu des dieux l'immortalité. Dans les versions antérieures en langue sumérienne, il correspond à Ziusudra littéralement « Jours à la vie prolongée ». Le personnage de Noé dans le récit biblique est fortement inspiré d'Atrahasis. Son histoire est contée par deux sources principales : l'épopée de Gilgamesh et l'épopée d'Atrahasis.

 L'épopée d'Atrahasis ou « poème du Supersage », rédigée en langue sémitique akkadienne et datant probablement du XVIIIe siècle av. J.-C., est une sorte de compilation des mythes traditionnels mésopotamiens de la Création et du Déluge. Il est, en particulier, à rapprocher du mythe sumérien d'« Enki et Ninhursag ». Il se compose de 1 200 vers environ.
 
 Tablette en écriture cunéiforme de l'épopée au British Museum En particulier, la version du Déluge qu'il relate, similaire à celle de l'Épopée de Gilgamesh, écrite chez les sumériens à peu près à la même époque, et sera reprise, plus tard, dans la Bible (rédaction s'étendant du VIIe siècle ou VIe siècle à l'époque perse pour certains, d'autres - l'école de Göttingen - reportant la rédaction finale de la Bible à la période hellénistique) et dans le Coran, en particulier dans la sourate 11, intitulée « Houd » ; elle figure également dans l’histoire de Yima / Jamshid (tradition zoroastrienne fondée par Zarathoustra / Zoroastre au cours du Ier millénaire av. J.-C.), dans la Babyloniaka rédigée au IIIe siècle av. J.-C. par Bérose, texte perdu mais dont l’historien chrétien Eusèbe de Césarée (début du IVe siècle) en retiendra la légende de Xisouthros / Ziusudra, dans de nombreux textes relatifs à la mythologie grecque (en particulier, le Catalogue des femmes recueilli par Strabon, le déluge d'Ogygès, le déluge de Deucalion, la légende des pierres jetées par Deucalion rapportée par Acousilaos, les Olympiques de Pindare, la Pyrrha d'Épicharme aujourd'hui perdue), dans Les métamorphoses d'Ovide, dans la Bibliothèque de pseudo-Apollodore...

Dans la première partie de l'Épopée d'Atrahasis, il est expliqué comment les dieux étaient à l'origine divisés en deux groupes : Les divinités de second ordre (Igigi) travaillant pour celles de premier ordre (Annunaki), qui vivaient tranquillement dans l'oisiveté. Mais comme les premiers avaient du fait de cette inégalité décidé de cesser leur travail - en ayant même fini par briser leurs instruments de travail - jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée, les grands dieux s'étaient réunis sous la menace de la famine, leur roi Enlil, furieux, menaçant de tuer les Igigi. Son frère Ea (nom sémitique du dieu sumérien Enki), se rendant compte que cela ne résoudrait évidemment rien (sauf à obliger les grands dieux à travailler !) et cherchant à le calmer, proposa alors, pour résoudre le problème, de créer l'Homme : celui-ci serait semblable aux dieux, sauf qu'il ne serait pas immortel ; les hommes travailleraient pour nourrir (au moyen de sacrifices) les Annunaki à la place des Igigi, et accessoirement aussi ces derniers, mais en ayant moins de pouvoir qu'eux. L'idée fut acceptée à l'unanimité. L'Homme fut conçu avec de l'argile, de manière à pouvoir le façonner, argile à laquelle on ajouta le sang du dieu Wê-ilu (qui donna le nom awîlu(m), "l'homme (libre)"), immolé, pour rendre l'argile plus malléable. Puis la déesse-mère Ninmah insuffla la vie à l'être ainsi créé en crachant dans cette mixture. Le Panthéon retrouva son calme.

 Dans la seconde partie de l'Épopée d'Atrahasis, on voit que les hommes exécutent leur tâche à la perfection, mais qu'ils sont cependant très gênants pour les dieux maintenant tous oisifs, qui ne peuvent plus trouver de repos dans le vacarme que font les hommes, d'autant plus que ces derniers ne cessent de se multiplier et que leur nombre croit sans cesse. Pour résoudre ce nouveau problème, Enlil le dieu suprême, envoya d'abords de terribles épidémies, puis la famine pour décimer une grande partie de ses serviteurs. Mais Ea, dieu des eaux douces, protecteur des humains - son œuvre - déjouait toujours ses plans par l'intermédiaire de son protégé Atrahasis, le « Supersage », un homme qui prévenait les siens à chaque danger. Enlil, de plus en plus exaspéré, décida d'en finir une fois pour toutes avec les humains en déclenchant le Déluge, et en interdisant à Ea de communiquer avec l'un quelconque d'entre eux en tête à tête, afin qu'Ea ne puisse cette fois encore les avertir. Mais ce dernier contourna la difficulté en s'adressant à Atrahasis en songe, et en lui parlant à travers une palissade, lui enjoignant de construire une arche étanchée au bitume et d'embarquer avec lui des spécimens de tous les êtres vivants. À peine l'écoutille avait-elle été fermée, que Nergal arrachait les étais des vannes célestes, et que Ninurta se précipitait pour faire déborder les barrages d'en-haut. Adad étendit dans le ciel son silence-de-mort, réduisant en ténèbres tout ce qui avait été lumineux. Les dieux Anunnaki enflammèrent la Terre tout entière. Les flots couvrirent même le sommet des montagnes. Six jours et sept nuits durant, bourrasques, pluies battantes, tonnerre, éclairs et ouragans brisèrent la Terre comme une jarre. Les dieux eux-mêmes étaient épouvantés : prenant la fuite, ils escaladèrent jusqu'au ciel d'Anu où, tels des chiens, ils demeuraient pelotonnés. Le septième jour, la mer se calma et s'immobilisa, et l'arche accosta au mont Nishir. Dix jours plus tard, ayant retrouvé ses esprits, Atrahasis prit une colombe et la lâcha ; la colombe s'en fût, mais elle revint. Ensuite, il prit une hirondelle et la lâcha ; l'hirondelle s'en fût, mais elle revint. Enfin, il prit un corbeau et le lâcha ; le corbeau s'en fut, mais ayant trouvé le retrait des eaux, il picora, croassa, s'ébroua, et ne revint pas. Alors, Atrahasis dispersa aux quatre vents tous les spécimens des êtres vivants qui se trouvaient encore dans l'arche, et fit un sacrifice : disposant le repas sur le faîte de la montagne, il plaça de chaque côté sept vases-rituels à boire et, en retrait, versa dans le brûle-parfum, cymbo, cèdre et myrte. Les dieux, humant la bonne odeur, virevoltaient comme des mouches autour du sacrificateur.

Lorsqu'il constata après le désastre que ses plans avaient été une fois de plus déjoués, Enlil retrouva néanmoins son calme, car il avait fini, enfin, par réaliser que la disparition des hommes ramènerait à la situation qui avait entraîné leur création. Pour le récompenser, il accorda alors l'immortalité à Atrahasis, mais fit en sorte que les humains troublent moins sa quiétude, en exigeant d'Ea qu'il diminue la durée de vie des hommes, et en introduisant la maladie, la stérilité, etc.

Par la suite, Atrahasis alla s'établir à l'embouchure des Grands Fleuves, dans le Jardin de Dilmun où demeure Ea. Selon la légende mésopotamienne, il y vit toujours.

Xisuthre, en grec Xisouthros, est, selon les listes royales sumériennes, le dernier des rois anté-diluviens de l'Assyrie.

Ayant été formé en songe par un dieu que le genre humain allait périr par un déluge, il construisit un grand navire, y fit entrer sa famille, ses oiseaux, des animaux de chaque espèce, puis quand les eaux baissèrent, débarqua sur une montagne et fut enlevé au ciel.

Xisuthre, dont l'histoire paraît commune à celle de Noé, n'est connu que par le témoignage de Bérose (cité par Georges le Syncelle), qui donne à son règne une durée de plusieurs milliers d'années.



Enki est un dieu de la mythologie sumérienne, associé à l'eau douce, à la sagesse et aux inventions techniques, membre du conseil Anunnaki. Il deviendra Éa dans la mythologie assyro-babylonienne.


           
         La création de l'Univers selon de vieux textes Mésopotamien
          
                      " La création de l'Univers "

         « Lorsqu'en haut le ciel n'était pas encore nommé
                   qu'en bas la terre n'avait pas de nom,
              que le primordial Apsû, de qui naîtront les dieux,
              et Tiamat la génitrice qui les enfantera tous,
                        mêlaient ensemble leurs eaux,
            que les bancs de roseaux n'y étaient pas agglomérés,
                    que les cannaies n'y étaient pas visibles,
                   que des dieux, nul encore n'était apparu,
                      qu'ils n'étaient ni appelés d'un nom,
                                ni pourvus de destin,
               alors, en leur sein, des dieux furent créés... »

 L'épopée débute avec le récit de la conception par Apsû (l'eau douce) et Tiamat (l'eau salée) des premiers dieux. Trois générations de dieux vont ainsi se succéder. Mais les derniers nés, bruyants et perturbateurs attirent la colère d'Apsu. Celui-ci, avec l'aide de son conseiller Mummu, décide de les détruire. Ea (Enki), l'un d'entre eux, apprend le complot et décide de le déjouer. Il plonge Apsu dans un profond sommeil, le tue et enchaîne Mummu. Enfin débarrassé de ses ennemis, Ea engendre un fils, Mardouk, qui dès sa naissance est supérieur aux autres dieux.

De nouvelles perturbations provoquées par la naissance de Mardouk attisent la colère de certains dieux. Ces derniers parviennent à persuader Tiamat de venger la mort de son époux Apsu en les aidant à détruire les fauteurs de troubles. Tiamat créé alors une armée de monstres et en donne le commandement à Kingu. Dans l'autre camp Mardouk accepte finalement de combattre Tiamat en échange de la place la plus élevée dans la hiérarchie des dieux. Mardouk parvient à tuer Tiamat et avec sa dépouille, il crée l'univers.

Après le passage manquant, qui figurait sur la cinquième tablette, Mardouk décide de créer l'homme pour qu'il serve les dieux. Ea tue Kingu et avec son sang crée l'humanité. Le texte se termine par une liste de cinquante noms donnés à Mardouk et par un appel aux hommes à le vénérer.



                                                    Le jardin d'Enkil & Le jardin d'Eden    
            
                                  Le jardin d'Enkil        
    De très vieux textes mésopotamien retrouvés sur des tablettes d'argile, relate la création par le dieu Enkil d'un jardin merveilleux, entre le tigre et l'Euphrate. Il y installe des hommes afin de le cultiver et de le servir. Plus de 4 mille ans, avant l'écriture de la Bible, l'Eden est raconté.



                                           L'Eden selon la Bible


                                              Eden
Le Livre de la Genèse ne livre que peu d'informations sur le jardin lui-même. Éden abritait l'Arbre de la Vie, l'Arbre de la connaissance du bien et du mal qui porte des pommes (selon la tradition orale, bien que le mot pomme n'apparaît à aucun endroit), ainsi qu'une végétation luxuriante et variée, suffisant à pourvoir aux besoins d'Adam et Ève. Seuls les versets 2:10-14 semblent contenir un indice assez vague quant à la localisation :

    Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras.
    Le nom du premier est Pishôn; c'est celui qui entoure tout le pays de Havilah, où se trouve l'or.
    L'or de ce pays est pur; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d'onyx.
    Le nom du second fleuve est Guihôn; c'est celui qui entoure tout le pays de Coush  
    Le nom du troisième est Hiddèkel; c'est celui qui coule à l'orient d'Ashour
     Le quatrième fleuve, c'est l'Euphrate.



 
                               Karnak
                             En Egypte
L
e  mot Karnak vient de l'arabe al-Karnak, expression signifiant "le village fortifié". Dans dans l'antiquité, ce site s'appelait Ipet Sout, qui peut se traduire par "Celle qui recense les Places".
                                   
                                              Carnac
                             en Bretagne
            Le mot Carnac vient du Celte signifiant lieu fortifié
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