introduction

Cette partie du site est principalement consacrée à l'univers de Mercantor le mémoire. Cette histoire se situe au alentour de deux mille cinq cent ans avant notre ère, au pays des géants. Mais nous allons nous plonger huit mille ans avant pour préparer le décor de l'histoire. Ce nom, pays des géants, fut véhiculé au fil des siècles et a trouvé aujourd'hui un terme trop bien encadré pour définir ce qui, à l'origine, était beaucoup plus imagé. Aujourd'hui, nous possédons beaucoup d'outils linguistiques, de mots, de termes bien précis que l'on nous enseigne à l'école. Le dictionnaire comporte des milliers de mots, et les synonymes exacts sont très rares, sans parler du jargon professionnel, et des langues vernaculaires ou des dialectes locaux. De nos jours, quand on dit que Napoléon était un grand homme, personne n'imagine que c'était un géant, bien au contraire puisque il était de taille moyenne. Quand on dit que la nuit tombe, on fait référence au soleil descendant, alors que le soleil ne descend pas, il reste au même endroit, c'est nous qui tournons sur nous même. Le soleil de midi est haut dans le ciel, il est loin de nous, de même que le soir au ponant. Ce que je vous explique c'est que malgré notre vocabulaire très riche, nous utilisons encore de multiples métaphore ou d'images ancrées dans notre inconscient collectif depuis l'aube des temps. Quand cette civilisation est apparue comme une fleur de printemps qui se dresse dès les premiers rayons de soleil printanier, l'humanité en était encore à ses premiers babillages. Ces hommes, probablement d‘origine magdalénienne, ressemblaient assez aux inuits. Ils étaient chétifs, avec le visage rond, sans menton, et un petit nez. Certains de ces hommes, éclairés par leur conscience naissante, furent fascinés par l'éclat de cet astre charismatique de dimension divine qu'est le soleil. Ils se réunirent sur tout le long du littoral ouest, la où le divin rejoint chaque soir sa couche océane. Des îles Cassitérides au nord, jusqu'aux îles des Hespérides au sud. À cette époque, dix mille ans avant notre ère, le niveau de l'océan était beaucoup plus bas qu‘aujourd'hui, on pouvait aller à pied en Angleterre, et tout un chapelet d‘îlots affleuraient à la surface des eaux. Jusqu'à l'horizon Pour ces gens là, qui ne connaissaient pas encore la roue, le cheval, ni le fer, le meilleur moyen de voyager était par voie maritime. La pirogue naquit dans leur esprit comme une évidence. Le climat océanien était propice à l'évolution de cette culture. Ils s'installèrent dans toutes ces îles en voulant toujours se rapprocher de Dieu. Les premières civilisations étaient toutes monothéiste, les divinités, qui ne sont pas des dieux, comme bien souvent on les confonds, arrivèrent bien plus tard pour protéger un lieu précis, une tribu. La religion catholique prêche pour un dieu unique, mais les églises regorgent de milliers de saints qui ont chacun un pouvoir ou un domaine bien précis. Cette première civilisation trouvait dans la nature tout ce qu‘ils leur étaient nécessaires pour s‘épanouir, ne prélevant que ce dont-ils avaient besoin. Ils trouvaient du poisson, des crustacés, des coquillages, des tubercules, des légumes, des fruits, de la viande en abondance. Cette civilisation qui partageait les mêmes aspirations, imaginèrent un moyen universel pour communiquer: le langage. Une civilisation se définie par sa culture, et par la facilité qu‘elle a de communiquer. Le premier mot fut certainement un roulement de langue que l'on pourrait entendre comme rou... ou ru, ra. Ce mot était un signe d'amitié quand deux tribus se croisaient, comme un bon jour, une bienvenue, mais aussi c'était le nom de leur dieu solaire. Ils se reconnaissaient dans cette croyance comme deux doigts d'une même main. Ce roulement de langue signifiait aussi beau, chaud, lumière, haut, loin, divin. Tout était dans la façon de le dire et du contexte et du sens de ce que l'on voulait transmettre. Ce mot fit plusieurs fois le tour du monde, véhiculé d'escale en escale tout autour de la mer du milieu: la Méditerrané. En Égypte, civilisation qui trouva son apogée lorsque celle de l'Atlantide commençait à décliner, appela Dieu Ra ou ré. La Grèce appela le dieu des dieux Ouranos. En Mésopotamie, toutes les cités états reconnaissaient qu'un seul dieu. Babylone, Babel pour les sémites, mais KÁ-DINGIR-RA, en sumérien (la porte de dieu) plus tard, elle s'appellera la portes des dieux. Cette civilisation Atlante prospéra d'autant mieux, qu'elle avait édictée un code de loi dont l'une d'entre elle interdisait l'assassinat qu‘elle condamnait sévèrement. Cet état avait à sa tête un théocrate, sorte de prêtre en chef, un roi, représentation du divin sur cette terre. Il faut dire aussi que roi vient de rex, soleil, divin. Si après l'apparition de la religion chrétienne, on continua d'appeler les chefs d'état roi, ce terme perdit de son sens pour ne plus indiquer que lumière divine. Ce chef suprême des Atlantes transmettait aux hommes les aspirations du très haut, en l'occurrence de ne plus se guerroyer pour un oui ou un non afin de sécuriser la libre circulation des hommes et des biens sur tout le territoire. Comme dieu était en permanence au dessus de la tête de la population, pas question de transgresser la loi. Pas question non plus de se battre la nuit sans la bienveillance du très haut, et entourés d'esprit des ténèbres. Cette civilisation perdura près de quatre mille ans avant de s'éteindre progressivement. La montée des eaux chassa bon nombre de tribus de leur terre, quelques épidémies, et quelques disettes firent le reste. Sans Champollion, qui pourrait dire aujourd'hui que la civilisation égyptienne fut l'une des plus resplendissantes: personne. Elle dura trois mille ans, puis disparue avec son dernier pharaon en à peine cent ans dans la mémoire collective de ses descendants. Sans toute la magnificence de ces temples, de ces obélisques, de ces ruines magistrales, plus personne ne saurait dire qui a bien pu bâtir cela. Alors vous pensez bien que pour une civilisation précédant d'au moins trois mille ans celle ci, à part les mégalithes qui bravent le temps, plus personne ne se souvient. Les grecs qui n'ont pas bien connu non plus cette civilisation, se remémoraient quand même de vielles histoires racontées le soir au coin du feu. Ils appelaient cette civilisation qu'ils ne savaient plus situer, comme très grande, et bordant une large côte. Ils l'appelèrent Atlantide en référence à Atlas fis de Gaia: la terre. Atlas, étymologiquement, signifie porter, supporter, montagne... cela faisait référence aux magistrales mégalithique qui se dressent sur le littoral. Elles étaient sensées séparer le monde de la terre, des vivants, du ciel et du royaume de dieu. Là aussi, le sens est étendu puisque ces pierres étaient sensées représenter des géants de pierre chargés de porter le ciel très haut. Pour cette civilisation, il y avait aussi des géants sous la terre qui portait la terre au dessus du vide et du néant. Comme je vous l'ai dit plus haut, cette civilisation principalement maritime et nomade, disparue avec la montée des eaux. Cet empire colossal se désagrégea tout naturellement. Au nord, sur le territoire que l'on appelle aujourd'hui la Bretagne la population atlante se regroupèrent tant bien que mal, et avaient presque réussi à retrouver un peu de leur éclat passé quand une autre tragédie les frappa de plein fouet. Des envahisseurs arrivant du sud, en profitèrent pour venir s'implanter sur un sol qui n'était plus assez bien gardé. C'est là que commence mon histoire, deux mille cinq cent ans avant notre ère, en plein âge du cuivre. La population atlante qui a survécu à dû se résoudre à aller s'installer au milieu des terres, en pleine forêt. Ce n'était pas son habitat traditionnel, mais cela était mieux que la mort que leur proposaient les nouveaux venus. Ces envahisseurs connaissaient la roue, le cheval, le fer, et surtout l'art de la guerre. Un mémoire, sorte de garant des traditions et du savoir, que l'on appellerait aujourd'hui sorcier ou bien chaman. Mais ce n'était ni un jeteur de sort et n'était pas d'obédience animiste. Ce mémoire donc, avec la chute de la civilisation, a perdu beaucoup de son aura auprès de la population, surtout qu'un autre fléau sournois arrive insidieusement. Des peuples de défricheurs venus de l'est s'installent au alentour, et la culture s'échange. Les traditions séculaires se perdent. Le mémoire imagine alors un plan machiavélique ourdi par son esprit ébranlé afin de provoquer la pire crise que la Bretagne ne pouvait pas imaginer vivre un jour.

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