La prise de la vieille ville

La prise de la vieille ville de pierre   

 La fille du druide a été enlevée, le village a été détruis, toute la population a été masacrée. Des tribus voisines et amies organisent une expédition punitive. Mais la vieille ville de pierre est protégée par une palissade,et par de redoutables guerriers armés jusqu'aux dents. Alconick, le jeune indigène, a trouvé un passage en suivant le cour d'eau d'une rivière soutérraine. Il va escalader le puit qui se trouve au plein milieu de la vieille ville et il se met en quête de retrouver son amie

La prise de la vieille ville de pierre       


Écrit par Jean Claude Pothier    
12-09-2008 
  

  

    

         Collier d’argent revenait dans la pièce, elle regorgeait d’une fureur glacée. Elle paraissait calme. Elle avançait doucement comme un prédateur qui va se jeter sur sa proie. Aussi Esméride regardait de droite à gauche un quelconque secours, comme elle ne vit personne, elle se leva et s’enfuit. Collier d’argent souriait en la regardant partir. Tupšarru avait donné de précieux conseils à Ménégidksos et ses hommes. Il avait calculé qu’il ne servait à rien de vouloir faire des brèches dans la palissade. Cela prenait beaucoup trop de temps et d’énergie. Il n’était pas utile de couper les bases des rondins de la fortification les uns après les autres. Il était plus productif d’en couper un sur deux sur une dizaine de troncs. Puis de revenir couper les autres. Il suffisait de faire comme pour couper un arbre. Tupšarru promettait que des pans de la fortification s’écroulerait sous le poids des hommes sur le chemin de ronde. Les archers, à force de se pencher pour atteindre les hommes en bas entraînerait inéluctablement la chute de l’édifice. Ménégidksos acceptait d’essayer, même s’il préférait avoir des résultats concret. Tupšarru lui dit qu’il ne savait pas s’ils devraient tous les couper, ou si sous le poids, le bois ne cède avant. Au moindre bruit de grincement du bois, il conseillait aux hommes qui se trouveraient en dessous, de se mettre à l’abri sur le côté. Pays et ses hommes réattaquaient la porte principale avec un nouveau bélier. La porte ne tarderait plus bien longtemps à céder. Elle s’écartait de son montant. Caldorik avait été ébouillanté, il avait pris des flèche dans la couenne, avait reçu des cailloux sur le crâne, et se retrouvait à l’arrière, parmi le nombre des blésés exemptés de combat. Il apportait des boisons à qui le lui demandait. Le frère cadet d’Esméride avait remplacé un chef sur un autre front. In ri briga senospeul restait confiant, les renforts arriveraient dans pas longtemps. Il pouvait attendre leur arrivé sereinement. Alconick cherchait la maison du roi, il était sûr d’y retrouver son amour. Il longeait les murs tel un voleur. Il avait une piètre allure, il n’avait qu’un pagne déchiré et crasseux pour lui recouvrir le bassin. Ses colliers ébouriffés et terreux pendouillait tristement sur son torse, mais il avançait encore. Il observait maintenant d’où il se trouvait, la grande place devant la porte d’entrée. Un amas de bric et de broc s’amoncelait devant la grande porte, dont plusieurs chariots désarticulés. Personne ne pourrait passer un tel fatras, les hommes qui s’évertuaient derrière à vouloir la faire tomber, n’imaginaient pas ce qu’ils allaient trouver là. Tout le monde regardait vers les fortifications. Alconick allait traverser la voie pour se cacher derrière un chariot abandonné, quand il aperçu Esméride qui la traversait déjà. Il n’en revenait pas, c’était le rêve. Il allait la rejoindre, quand il vit Collier d’argent la suivre tranquillement à quelques pas derrière. Il ne savait pas quoi faire sans risquer de se faire repérer. Collier d’argent avait dans la main, un long fouet d’attelage qui traînait par terre derrière elle. Sur les remparts, des hommes criaient victoire. Ils avaient vu la colonne d’hommes qui venaient à leur rescousse. Esméride avait atteint le chariot. Elle se sentait aculée, elle ne pouvait plus aller plus loin. La foule hystérique la lyncherait aussitôt. Collier d’argent faisait claquer le fouet dans les airs au dessus de sa tête: elle s’approchait de sa victime. Alconick fonçait à l’aventure. Il parcouru la distance qui le séparait de Collier d’argent en quelques enjambées. Elle le vit arriver sur elle, mais elle ne réagit pas, comme si elle voyait là, l’incarnation de son obsession. Alconick tomba sur elle, l’enserra, la fit tomber, la ficela avec le fouet et la bâillonna avec un morceau de sa robe qu’il venait de déchirer. Puis, il la soulevait de terre, et la déposait dans le chariot, en la recouvrant d’une bâche trouvée là. Elle n’avait pas bronché, comme si elle s’était laissé faire, subjugué par son amour impossible. Alconick enlaçait Esméride, et l’embrassait. Tout autour, les bruits de combats continuaient. Alconick prit la main d’Esméride et l’emmenait au puit. Il lui expliquait que c’était par là qu’il était venu, et que c’était par là qu’elle s’échapperait. Elle lui demanda ce que cela signifiait. Alconick lui dit qu’il ne pouvait pas repartir et laisser ses amis se faire tuer sans savoir qu’elle était sauvée. Il pouvait faire quelques chose pour eux, il en était persuadé. Esméride refusait de partir seule, maintenant qu’elle l’avait retrouvée, elle ne le quitterait plus. Alconick comprit qu’il ne pourrait pas la faire changer d’avis, le temps pressait. Aussi, il la prit par la main, l’embrassa de nouveau, peut être cette fois pour la dernière fois, et il l’entraîna avec lui. Il ne savait pas ce qu’il allait faire, mais il allait le faire. Ils s’élancèrent vers la grande porte. Ils sautèrent par-dessus tout un tas de détritus qui jonchaient le sol. Des villageois venaient de les remarquer. Sur le coup, cela n’interpella personne. Il y avait une telle agitation dans tout ce désordre. Mais un guerrier sur un rempart reconnu ce jeune métis avec son accoutrement si exotique. Il donnait l’alerte. Il fallut un certain temps pour que les autres guerriers trouve l’origine de ce trouble. Au sol, dans la cour, des gens circulaient dans tous les sens avec frénésie. Alconick et Esméride, escaladaient le tas d’objets entreposés devant la porte. Ils sautaient de bout de bois en bout de bois pour atteindre l’armature qui supportait le chemin de ronde. Il se jetèrent dessus. Des archers venaient de les remarquer et leur tiraient dessus. Les deux fugitifs se retrouvaient sur cet espèce d’échafaudage en bois. Il l’escaladèrent de palier en palier. Ils n’avaient jamais été aussi en forme l’un que l’autre. Au dessus d’eux, des soldats marchaient, ils essayaient de les apercevoir à travers les interstices des planches de bois. Pour l’instant, ils étaient hors d’atteinte. Le tablier du chemin de ronde les protégeait. Alconick demandait à Esméride de ne point bouger, il reviendrait au plus vite. Il s’élançait sur ces paroles, et sautait dans le vide. Il attrapa du bout des doigts des traverses, et il progressa en les attrapant les unes après les autres, en lançant un bras à chaque fois, aussi loin qui le put, pour que sa main puisse solidement en attraper une nouvelle. En dessous de lui, des archers lui tiraient dessus. Alconick se retrouvait sous le liteau de la porte. Il était suspendu, les pieds gigotant dans le vide. Il lançait ses jambes par-dessus la porte qui penchait vers l’arrière. Les assiégés avaient planté des pieux derrière la porte, ce qui faisait butée. Et fixés des rondins en travers. Les assaillants pouvaient toujours essayer de forcer le passage, ils n’y arriveraient jamais. Alconick se retrouvait assis sur le haut de la porte, il se leva et sauta sur le parapet du chemin de ronde. Il s’y agrippait, s’y hissait, et d’un bond se retrouva sur le chemin de ronde juste en face d’un archer. celui-ci bandait son arc menaçant, Alconick se saisit du poignet du tireur, et le tira vers lui. L’homme déséquilibré suivit, et avança s‘un pas, alors Alconick lui planta son couteau dans le flanc gauche. L’action n’avait duré que quelques secondes. À l’extérieur de la ville, les combattants avaient reconnu le jeune métis et il criaient son nom. Alconick poussait vers l’extérieur le moribond qui se demandait ce qui lui arrivait. Il s’accrochait désespérément à lui. Alconick le prit par l’entrejambe, le souleva, et le balança dans le vide. Ils y avait beaucoup de soldats à cet endroit, mais le passage étroit ne permettait qu’à deux hommes de s’y tenir dans sa largeur. Les deux premiers soldats arrivaient, deux flèches sifflaient aux oreilles du jeunes homme qui ne savait plus ce qu’il devait faire. Seulement survivre! Il s’élançait vers ces deux tireurs qui réarmaient précipitamment leur arme. Alconick leur fonçait dedans, le couteau en avant. Il en atteint un d’un coup sec et franc à l’abdomen, le second fut plus coriace. Son arc pointé en avant empêchait le bras d’Alconick de l’atteindre au ventre. Il ne lui blessait que la main et l’avant bras. Derrière, des soldats voulaient passer, ils poussaient leur camarades contre leur avis. C’était une pagaille folle. Des soldats voulaient monter sur les échelles pour venir en renfort, alors que d’autres voulaient au contraire en descendre et se mettre à l’abri. Les deux soldats en première ligne n’en menaient pas large maintenant. Bousculés par leur congénères, ils se prenaient des coups de toutes part. Alconick plantait son couteau partout où cela pouvait rentrer. Un des deux soldat luttait pour ne point tomber, il était salement touché, mais il refusait de mourir, l’autre saignait abondamment, il aurait bien voulu se retirer, mais derrière, cela poussait. Alconick jouait avec les deux soldats comme d’un bouclier. Les soldats derrière ne pouvaient pas tirer. Ils essayaient bien d’orienter leur arc par-dessus ou sur les côtés de leurs compagnons placés en première ligne, mais sans succès. Le chemin de ronde tremblait de tout côtés, sous le poids et par toute cette agitation. D’autres soldats placés perpendiculairement sur d’autres chemins de ronde hésitaient à tirer, ils y avait bien trop de monde. Ils pourraient blésés leur compagnons. Le roi demandait ce qui ce passait, pourquoi n’arrivait on pas à venir à bout d’un seul homme. Esméride se demandait ce qu’elle était venu faire dans ce pigeonnier qui risquait de s’effondrer à tout moment. Elle vit dans la cour, Collier d’argent descendre du chariot: la garce, elle avait réussis à se détacher, mais elle ne manquait rien pour attendre. Pendant ce temps, le frère cadet d’Esméride et les siens avaient amenés des échelles devant cette position qui ne tirait plus sur eux. Pays et les siens, escaladaient la porte qui penchait vers l’arrière. Des hommes y plantaient des herminettes qu’ils y laissaient. Ils s’en servaient comme des appuis pour y poser le pied. Bientôt, toute la porte fut recouverte de ces outils de bas jusqu’en haut. Pays fut l’un des premiers à atteindre son sommet, et à sauter par-dessus. Il fut rapidement suivit par d’autres compagnons. Tandis que le frère cadet d’Esméride et les siens, atteignaient le chemin de ronde et sautaient dessus. Alconick retenait toujours les militaires qui poussaient dans un désordre impressionnant. Alconick baisait la tête pour se préserver des coups. Les soldats malgré toute leur détermination étaient impuissants. Ils ne pouvaient pas passer par-dessus leurs compagnons. Le chemin de ronde balançait dangereusement. Il fallait s’y maintenir, s’y accrocher pour ne pas en tomber. Les flèches pleuvaient de toutes parts. Il ne faisait pas bon s’attarder dans les lieux. Tout le monde cherchait maintenant à y descendre. Dans la cour, Pays ce battait au corps à corps avec des guerriers. D’autres guerriers tombaient de la porte, qui se couchait de plus en plus. Ils en arrivaient par dizaine. Le frère cadet d’Esméride et les siens, répondaient aux tirs des archers. C’était un feu croisé de flèches qui sifflaient aux oreilles de tous. Rapidement, toutes les positions en hauteur furent prises par les hommes du Plus petit. Alconick avançait, maintenant que les soldats reculaient, les flèches pleuvaient. Certains préféraient sautés, pour descendre plus vite, certains s‘y brisèrent le cou. Le chemin de ronde où se trouvait encore Alconick, s’effondra avec tous ceux qui n’avaient pas pu le quitter à temps. Esméride était descendu rejoindre Pays dés qu’elle l’avait pu. Elle avait ramassé un glaive abandonné, et s’en servait pour se défendre. Alconick roulait boulait sur le plancher des vaches. Des charpentes de bois se fracassaient dans un bruit d’enfer. Un nuage de poussière épais s’élevait de terre. Un autre bruis assourdissant ....

(à suivre....)
 

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