La croix celte

La roue celtique:

Dans la mythologie du nord-ouest de l’Europe d’origine indo-européenne, la roue était un symbole très important. Des migrants provenant de la méditerranée ont importé leurs croyances communes, qui au fil du temps, ont évolué pour à la finale se différencier clairement. De la même façon que des phocéens venant d’Anatolie ont créé la ville de Marseille. Les Pyrénées tireraient son nom du dieu Pirène, Lyon du dieu Lug, etc.

Dans la mythologie germanique, on vénérait autrefois le dieu Thor. Dieu de la vie et des semailles. Il était aussi le dieu assimilé aux orages et au tonnerre. On le représentait sur un char tiré par deux boucs. Il tenait dans sa main pour diriger son attelage, non pas un simple fouet mais l’éclair qu’il faisait claquer bruyamment. On représentait également ce dieu par une simple roue. Ce symbole représentait aussi les cycles de l’année, le ciel étoilé, et les signes astrologiques. Thor était le fils d’Odin, dieu suprême. Odin était de type cyclopéen, un géant borgne. Dans la mythologie bretonne, on vénérait le dieu Lug, dieu polytechnique mais aussi dieu de l’orage et du tonnerre et fils ou petit fils du dieu Balor un géant borgne. En gaule, on vénérait entre autre le dieu Taranis, dieu polytechnique mais aussi le dieu de l’orage et du tonnerre. Il était représenté par une roue. La roue de son char qui en roulant faisait un vacarme de tous les diables. Ce dieu était très si répandu dans tout le monde celte, que lors de la période de la christianisation, on représentait souvent la vierge et l’enfant adossée à une roue. De même, sur le devant des églises, on trouve parfois une roue.

 

    

    Dans les régions celtes de Bretagne et d'Irlande, beaucoup de croix en pierre ont été érigées dès le début du VIIIe siècle. On en trouve en Cornouailles, au Pays de Galles, sur l'île d'Iona et dans les Hébrides. La plus vieille croix, hors de celles se situant en Irlande, est probablement celle de Bewcastle (Cumberland, Angleterre). Les plus connues sont celles de Kells (comté de Meath) et celle de Monasterboice (comté de Louth). Certaines de ces croix portent des inscriptions en runes. En Angleterre, les cimetières regorgent de croix celtiques, posées sur des tombes appartenant à des familles bien anglaises.

Des groupes d'idéologie identitaire et nationaliste utilisent un graphisme simplifié proche de ce symbole (un rond barré d'une croix régulière, sans jambage allongé) qui représente pour eux la fierté de leur nation.

Il n'existe pas de représentation de la croix celtique, c'est-à-dire avec les branches dépassant le cercle, avant les croix irlandaises chrétiennes. On trouve des symboles antiques de représentation proche (un cercle avec une croix à 4 branches inscrite dans ce cercle, c'est-à-dire que les branches s'arrêtent au cercle) ; ces symboles, appelés roues solaires, apparaissent dès le néolithique (6000 av. J.-C.).??? Avant l'arrivée du Christ donc !

Dans la symbolique chrétienne, la croix cerclée est une représentation du signaculum domini, c'est-à-dire les cinq plaies du Christ en croix. Par extension, c'est aussi une image du cœur qui est d'un symbolisme plus fort que celui du soleil ou du pôle car le cœur ne se contente pas de recevoir mais donne la vie dans un échange constant (les prières des hommes et les grâces de Dieu). Le symbole est répandu dans l'Église catholique aussi bien pour les sculptures que les vêtements liturgiques ou le culte privé (croix des cimetières, ex-voto). On le retrouve aussi autour de la mer Baltique et en Russie.

Le symbole a été repris par des organisations politiques suite à l'usage qu'en a fait le père Doncœur (1880-1961). Ancien combattant, orateur de la Fédération nationale catholique du général de Castelnau, et fondateur des routiers, il utilisait la croix celtique comme emblème personnel. Elle est reprise par les mouvements scouts puis par les équipes nationales sous le régime du maréchal Pétain. C'est précisément cette représentation qui est adoptée par Pierre Sidos quand il crée le mouvement politique Jeune Nation pour s'opposer au général de Gaulle et à sa croix de Lorraine. La guerre d'Algérie voit le symbole récupéré par d'autres mouvements nationalistes. L'usage politique de la croix celtique va alors se généraliser.

La signification de la croix celte, telle qu'elle est donnée par les groupes néo-druidiques, ne repose sur aucune base historique. Elle est, selon toute évidence, une construction du XVIIIe siècle.

Un symbole graphiquement semblable a aussi été utilisé dans d'autres traditions non chrétiennes. On le retrouve chez les indiens des plaines d'Amérique. Il était très couramment utilisé et servait à orienter l'espace avant chaque cérémonie, comme l'explique Élan noir dans Rites secrets des indiens Sioux, Le mail, 1992.

On le retrouve dans l'héraldique japonaise. Sur les blason (Mon), il représente alors un mors de cheval.

                                     Moi, cela me fait penser à la croix occitante représentant le Zodiaque traversée des équinoxes et des soltices

                                                                               La croix occitane

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